Le contexte économique et réglementaire incite les agriculteurs à rechercher de la polyvalence dans l’utilisation de leurs outils.
Une recherche d’efficacité pour accroitre la rentabilité
· Approche économique
Face aux prix des denrées agricoles relativement bas et fluctuants, les agriculteurs se doivent de réduire leur consommation
o De carburant,
o De pièces d’usure.
Pour cela, la solution la plus directe est de travailler moins profondément le sol lorsque les conditions le permettent.
· Repositionnement agronomique du labour
Pour préserver les caractéristiques physiques (stabilité structurale) et chimiques (disponibilité des éléments fertilisants) du sol, un travail à profondeur réduite peut être recherché. Il contribuera à incorporer les résidus sur toute la profondeur de travail afin de :
Ø Favoriser la décomposition des résidus,
Ø Limiter la dilution de la matière organique.


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Cependant, dans certaines situations, un travail plus profond peut être nécessaire pour :
- Enfouir les résidus végétaux,
- Contribuer à réduire la pression des maladies et ravageurs,
- Restructurer les sols fragiles et les sols récoltés en conditions humides. |
Des itinéraires techniques amenés à évoluer
D’autre part, pour limiter l’utilisation d’herbicides (imposée par le plan Ecophyto qui vise à réduire de 50 % l’usage des produits phytosanitaires en agriculture, à l’horizon 2018), la meilleure solution reste un désherbage mécanique, par destruction physique des adventices et enfouissement du stock semencier.
Le labour n’a pas dit son dernier mot…
Pour toutes ces raisons, depuis quelques temps le labour retrouve un certain attrait avec une profondeur de travail qui tend à diminuer.
La tendance va donc vers la recherche d’une charrue pouvant réaliser à la fois :
Ø Un travail superficiel (de 10 à 15 cm de profondeur),
Ø Un labour agronomique de 15 à 20 cm de profondeur,
Ø Un labour conventionnel de 20 à 25 cm.