
La betterave sucrière est une culture très sensible à la concurrence des adventices, notamment lors de ses premiers stades de croissance, et jusqu’à ce qu’elle couvre le sol.
Cette culture demande plusieurs désherbages chimiques et est très complexe à désherber en agriculture biologique. Elle se prête toutefois bien au désherbage mécanique, sur une large période, d’avril à juin. Un binage réalisé dans de bonnes conditions peut facilement remplacer le troisième désherbage chimique, et procure une sécurité au niveau de l’itinéraire technique.
Les adventices problématiques de la betterave :
- Graminées d'hiver (ray-grass, vulpin)
- Chénopodes
- Fumeterre
- Mercuriale
- Renouées
Gestion des adventices : allier le désherbage mécanique au désherbage chimique pour réduire les doses et gagner en résilience
Le désherbage chimique des betteraves est la technique de lutte la plus efficace face aux adventices de la parcelle. Les programmes herbicides nécessitent généralement quatre applications, de la levée, à la couverture du sol par la culture. Pour une bonne efficacité, ces applications doivent être réalisées avec une bonne hygrométrie, ce qui peut parfois poser problème en fin de printemps.
Face à des conditions sèches, des passages de herse étrille, de houe rotative ou de bineuse peuvent être réalisés pour appuyer l'efficacité du désherbage chimique. Bien réalisé, un binage peut même remplacer le troisième herbicide.
Il existe donc différentes stratégies pour concilier désherbage mécanique et désherbage chimique en culture de betteraves. Ces programmes, moins dépendants des conditions climatiques, sont aussi plus économiques, et offrent de nombreux avantages agronomiques, profitant au bon développement de la culture.