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Organiser ses chantiers de semis en TCS

Simplifier le travail du sol oblige à adapter ses pratiques de semis, aussi bien au niveau agronomique qu’en choix de semoirs. Quelques conseils pour vous aider à faire les bons choix.

Organiser ses chantiers de semis en TCS
Les Techniques Culturales Simplifiées ont pour objectif de ne pas recourir au labour avant l’implantation d’une culture. 

Avant le semis, s’il y a une préparation du sol, celle-ci sera superficiel atteignant une profondeur de 5 à 10 cm. 
Cette préparation peut être réalisée avec un ou plusieurs déchaumages, en utilisant différents types d’outils (à dents ou à disques), sur toute la parcelle ou seulement sur la ligne de semis. 
Lorsqu’un semis est réalisé directement sur la culture précédente, sans travail de sol, nous emploierons le terme de semis direct. 
Quelle que soit la méthode utilisée, l’objectif est de garantir des conditions optimales pour la bonne levée de la culture mise en place.

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Choisir la bonne date

La réduction du travail du sol impose d’adapter ses dates de semis. En effet, la technique du TCS réduit légèrement la précocité des sols ce qui peut impacter la vigueur de démarrage de la culture implantée.

Dans la plupart des cas, il est conseillé de semer plus tôt les cultures d’automne, et plus tard les cultures d’été, tout en adaptant les variétés au sol de l’exploitation. 

Le choix de la bonne fenêtre météo est primordial pour réaliser un semis dans de bonnes conditions.

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Lors de conditions trop humides, l’anticipation du travail du sol jouera un rôle déterminant pour la bonne germination et le bon enracinement de la prochaine culture.  

D’autre part, la réalisation d’un semis avant l’arrivée de fortes précipitations est à éviter. 

En effet, les Techniques Culturales Simplifiées favorisent l’accumulation de matière organique dans les premiers centimètres ce qui limite l’évaporation. 

Ce phénomène représente un réel atout en conditions « normales », voire sèches, car il permet de conserver l’humidité du sol. Mais, lorsque les conditions sont plus humides cela peut engendrer un retard voire un échec total de la germination et de l’enracinement de la culture, du fait d’un développement trop lent de la culture, car celle-ci reste dans un milieu trop humide.

printemps très humide

La date et les conditions de semis sont deux éléments déterminant pour une culture réussie.
 

Adapter ses pratiques

Pour les semis direct, Arvalis préconise d’augmenter ses doses de semis de 5 à 10%. Les résidus végétaux, la qualité du lit de semences peuvent pénaliser le contact entre la graine et la terre, donc réduire le taux de levée. En l’absence de ces deux freins ou en assurant un roulage après semis, il n’est pas nécessaire d’augmenter la densité de semis.

La pratique du TCS ralentit considérablement la minéralisation de la matière organique et la libération de l’azote minérale, ce qui représente un atout pour limiter le lessivage.

Or, le non travail du terrain minimise l’aération des sols donc son réchauffement, facteurs jouant un rôle clef dans la minéralisation de la matière organique. Afin de combler ce manque d’azote disponible, un premier apport peut être réaliser en amont ou pendant le semis, lors d’un stade plus avancé en saison, le sol sera en capacité de subvenir au besoin azoté de la plante due à la minéralisation progressive des résidus situés en surface. 

La pratique du TCS

En parallèle, il faudra veiller à bien maîtriser le parasitisme (limaces, rongeurs), notamment en l’absence totale de travail du sol, car la présence permanente de végétaux peut entretenir les populations.

Lorsque qu’il y a pratique de TCS, l’allongement des rotations, l’implantation de couverts à chaque interculture sont à privilégier pour réduire la pression des adventices, améliorer la structure de vos sols et ainsi la fertilité de ces derniers.

Pour en savoir plus : Accès au guide

Choisir un semoir adapté

Selon le type d’investissement, seul ou en commun, la superficie à semer, il sera plus opportun de miser sur un semoir spécialisé pour le semis direct ou, au contraire, pour un modèle plus polyvalent, à l’aise aussi bien après labour, qu’après une préparation simplifiée.

Le choix du semoir est un élément crucial pour la réussite du futur semis. Celui-ci devra s’adapter aux conditions pédologiques et à la flotte de tracteurs de votre exploitation. 
 

Différents types de semoirs existent, les semoirs à disques assurent une pression importante sur les éléments semeurs, ce qui rend les levées plus régulières. 

Ils bouleversent peu le sol. Ils sont à l’aise dans des couverts ou en forte présence de résidus. Mais il y a un taux de perte de pieds assez élevés du fait de l’absence de terre fine et de sillon pas suffisamment rappuyé pour les éléments monodisque. 
 

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Il semblerait y avoir moins de pertes après levée avec les semoirs à dents car il y a moins de résidus dans le sillon mais avec lesquels, la qualité de levée est plus variable. 
Ils créent davantage de terre fine favorisant la levée d’adventices. Ils nécessitent un roulage après semis. Ils ont leur place en conditions pédoclimatiques difficiles mais présentent des limites en présence de débris végétaux.

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